L’ ourdissoir

 L’ ourdissoir

Pour gagner du temps, nous devons utiliser une cantre, ou support de bobines, décrit Fig. 16. Ce support de bobines est un cadre comportant des emplacements verticaux pour huit bobines
espacées juste ce qu’il faut pour pouvoir être pleines et tourner en se dévidant.

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 L’ ourdissoir
Fig. 16
Les bobines sont maintenues en position par des axes passés par des trous pratiqués dans la partie supérieure du cadre, à travers le trou de l’axe des bobines et dans des trous pratiqués à mi-bois dans la partie inférieure du cadre. Une poignée pratique peut être fixée au cadre pour le porter, ou il peut être fixé sur une table ou se tenir parallèle à l’, ourdissoir mais à environ 60 cm à gauche de la cheville C. En disposant les bobines, il faut prendre soin que tous les fils se dévident du même coté et que les bobines tournent toutes dans le même sens.
Le support étant tenu par un assistant, ou fixé dans une position pratique, l’ourdisseur doit assembler les extrémités des huit fils ensemble et les nouer en une petite boucle, qui doit être attachéeà la cheville A du cadre ourdissoir (Fig. 14). Si cela est fait avec soin, le poids des bobines sera suffisant pour garder les fils tendus et tout sera prêt pour que l’opérateur fasse l’encroix sur les huit fils. La phase en cours est celle de la Fig. 17.
Pour faire l’encroix, qui est la partie la plus importante de la chaîne, les fils 1, 3, 5 et 7, Fig. 17, doivent être réunis entre le pouce et l’index de la main gauche de l’ourdisseur et levés
suffisamment pour permettre à la main droite ouverte à plat d’être insérée entre eux et les fils 2, 4, 6 et 8.

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Fig. 17
En tenant ainsi les fils impairs séparés, la main doit être déplacée vers la cheville A, sur laquelle la nappe est enfilée. Puis, la nappe étant gardée bien tendue, on encroise les fils sur les chevilles B et C (fils pairs sur B, sous C, fils impairs sous B, sur C). On fera la même chose sur les chevilles E et D et on procédera de même pour le retour vers la cheville A..

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Fig. 18
On a donc ourdis 16 fils de 9 mètres chacun, entre les cheville 1 et 7. Il faut bien prendre soin à chaque portée que les fils ne s’échappent pas des chevilles.
La portée suivante suit de la même manière, et ainsi de suite autant de portées qu’il est nécessaire pour compléter la chaîne. Le nombre de portées de 16 fils pour notre chaîne de 840 fils sera donc de 52 ½. On arrive à ce résultat en divisant le nombre total de fils (840) par le nombre de fils contenus dans une portée (16).
La meilleure manière de se souvenir du nombre de portées ourdies, en cours de travail, est de faire une croix sur un papier, chaque fois qu’une portée est terminée, et en barrant les croix par
groupe de dix.

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